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Pleine lune

Sur la terrasse, vue sur la centrale électrique qui nous fait face, si près qu’on pourrait toucher ses murs si on se penchait et que l’on tendait les bras. Un peu plus tard un feu d’artifice. On le voit assez bien lever au-dessus des arbres, là où la centrale électrique ne cache pas la vue. On parle de l’expo. Il y a quelques jours, l’humeur était concentrée et pas très ouverte, Daniel cherchait ses tons et traits, moi mes premiers montages, Gaisha bloquait sur ses trois mille photos, Zhanara tournant aussi autour de ses textes et voulant tout à la fois assurer le ravitaillement. Il faut aller loin pour acheter de quoi manger. Alors la lune était ronde. Cette même pleine lune, de ce même mois, il y a trois ans, je vivais un grand moment, je ne suis pas seule à m’en rappeler non plus. Et puis elle est passée.

Ici, maintenant, ce même jour était presque jour de fête : on a mangé de la viande. Gaisha qui a réussit ce jour là à se plonger dans ses photos et à s’y attaquer a aussi cuisiné pour la première fois. Et elle a fait un admirable poulet. J’ai écrit une lettre, dessiné des formes de couleurs sur du papier, déclenché le fou rire de Gaisha ; il est tard, je suis trop loin pour espérer pour une réponse. Ce matin, on est un peu plus tranquille, bien qu’il ne reste que dix jours. Pourtant, depuis quelques jours, même Daniel et Gaisha se réveillent à 8h30.

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Mes deux montages bien avancés avant la pleine lune ont du mal à redémarrer. Gérer trois écrans et trois bandes sons à la fois est un exercice génial mais ça va peut-être me rendre dingue. Je peine, je ne vois maintenant plus rien. Je peux avec les effets de mon logiciel réduire les images et avoir ainsi les trois écrans qui évoluent simultanément, mais cette facilité de tout voir rapidement que j’ai de suite utilisée m’a perdu plus qu’autre chose, plus de discernement pour véritablement sentir quelle association et quel rythme sont ceux que je cherche. Alors hier j’ai essayé d’écrire à quelques amis, trouver des mots. Puis ce matin au réveil, en regardant les deux grandes cartes que j’ai tracées pour représenter mes deux montages, j’ai vu une partition. Alors je vais travailler sur le papier, sans voir ce que je fais, sans en avoir de fait le résultat. Travailler chaque voix séparément, image et son, ne voyant et entendant qu’une voix à la fois. Car j’ai sur le papier ou sur la timeline les dessins de chaque voix. Je sais à la longueur du carré qui représente un plan où il commence et se termine, simplement je ne peux voir qu’une image à la fois. Sensation que je serais plus à l’aise de cette façon. Je me rappelle il y a longtemps avoir gratté des bouts de pellicule et fait évoluer des formes, photogramme par photogramme, je ne voyais le résultat qu’une fois projeté, au final ; C’est un peu ce genre de travail de concentration. Il faut que mes images, mes sons et mes idées s’accordent.

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J’ai reçu des petites vidéos de mon père, hier, qui s’est acheté une web cam et a commencé à filmer le mois dernier, pour le web, pour participer à notre blog depuis Paris. Et il maîtrise maintenant mieux ce nouvel outil. Drôle de coïncidence car cette vidéo arrive à point pour ce billet.

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filmé par Louis-Marie Rousseau

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